ö Lesneven, un peu d'histoire.... Lesneven est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouider. Lesneven fut d'abord un village d'émigrants bretons christianisés venus d'Angleterre à la fin du IVème siècle. Situé au carrefour de plusieurs voies romaines, l'endroit prit vite de l'importance avec l'arrivée d'artisans et de commerçants des environs. Au VIème siècle, des pillards venus d’Europe du Nord commencèrent à ravager le pays; et c'est alors qu'Even, ou Neven, chef de guerre, se distingua en repoussant une invasion. C'est ainsi qu'il aurait donné son nom à la ville naissante. Il semblerait que ce soit la contraction de "LES-NEVEN" signifiant la "cour de Neven" qui soit à l'origine du nom de la ville. Le château de Lesneven, dont on devine aujourd’hui les douves, édifié au XIIème siècle, était l’une des principales places fortes du Léon. Véritable plaque tournante, Lesneven est l'une des plus anciennes villes de Bretagne. La paroisse dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon. Elle fut d'ailleurs capitale militaire au Moyen-Âge, puis administrative et judiciaire, avant de se convertir, après la Révolution, en capitale commerciale et scolaire.
ö A propos du Général Le Flo
 Œuvre du sculpteur Godebski, inaugurée en 1899, la statue qui s’élève sur la place honore la mémoire du Général Adolphe Le Flo. Cette statue en bronze haute de 2.25m repose sur un piédestal orné de bas-reliefs en marbre blanc retraçant quelques scènes de la vie publique du Général. Né à Lesneven en 1804, et mort près de Morlaix 83 ans plus tard, Adolphe Le Flo traversa tous les événements majeurs du XIXème siècle. Sorti de Saint-Cyr en 1825, il gagne ses étoiles de Général en Algérie. Chargé de mission en Russie, puis élu député du Finistère, il s'oppose à la politique du futur Napoléon III. Après le coup d'Etat fomenté par celui-ci le 2 décembre 1851, le Général est exilé à Jersey, où il se lie d'amitié avec Victor Hugo. Le Général Le Flo devient ministre de la guerre à la chute de l'Empire, pendant le siège de Paris par les troupes prussiennes (1870). A la fin des hostilités, il est nommé ambassadeur de France à St-Petersbourg, où il saura gagner la confiance du Tsar et neutraliser la politique francophobe de Bismark. Il fut ainsi promoteur du rapprochement entre la France et la Russie aboutissant à l’alliance franco-russe de 1893. Le 6 mai 1942 au petit matin, sa statue prend le maquis pour échapper aux troupes d'occupation avides de bronze. Le Général sortira de sa cachette le 10 juillet 1945, pour enfin reprendre sa place...
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